Méditation

Il existe mille façons de méditer, (non pas penser à un problème ou le résoudre, mais être ici et maintenant avec attention: "en pleine conscience" ).

"Etre ici et maintenant" ? Absurde car évident  pensez-vous ?

Mais n'avez-vous jamais été à côté de quelqu'un qui semblait "ne pas être là"? Peut-être vous êtes-vous échappé dans vos pensées, vos rêves, pendant un moment ennuyeux, un cours de classe, un repas de famille? Peut-être que votre compagne vous parle, mais que, bien qu'en face d'elle, vous ne l'entendez pas?

Méditer permet d'être ici et maintenant, plus centré, plus à l'écoute de soi, comme de l'autre et favorise les vraies relations.

Il existe différents niveaux de conscience et de méditation.

Certains ouvrent tellement à l'autre, à l'environnement, qu'on pourrait s'oublier soi-même.

Nous ne sommes pas tous réceptifs de la même manière et j'invite ceux qui sont attirés par la méditation à rencontrer des personnes méditant depuis longtemps, avec une vraie expérience quotidienne ancrée en elles, comme une façon de vivre, fluide et naturelle, sans ambage, sans fioriture, simplement.

Sinon, vous risquez de suivre quelqu'un qui ne saura pas véritablement vous guider. Un novice qui guide un novice, sans connaitre les écueils, ne peut-il pas vous amener à échouer, ou à vous perdre?

De même que les thérapeutes fleurissent, les cours de méditation se multiplient, sans parfois avoir eu l'expérience suffisante pour agir face à une réaction imprévue.

Notre société très intellectuelle et dans le virtuel est déjà beaucoup dans sa tête, projection et visualisation. Aussi, il me semble que la base est d'apprendre d'abord à être ici et maintenant, présent dans son corps, campé sur ses pieds, présent dans son bassin, sa poitrine,  et de sentir le mouvement de sa respiration, tranquillement, calmement, sans effort...

Marlène Tchang, le 02.02.2017

 

 

Dis, pourquoi l'amour est un Feu ?

L'Amour est comme le Feu:

Tu peux t'installer tranquillement, imaginer que je te montre comment j'ai appris à faire le Feu en tâtonnant maladroitement, ou imaginer que tu écoutes mon histoire.

Quand je fais un feu, parfois je m'y prends mal: pas moyen que ça s'enflamme ! Pourtant, je mets du papier, du carton, du petit bois et des bûches ! Je craque une allumette, ça brûle un peu, puis ça s'éteint. Je recommence... Idem !

Soit j'abandonne, je baisse les bras, je grogne un peu, je me dis:"c'est pas le jour et c'est plus compliqué qu'on ne croit de faire le feu !"

Soit je recommence à zéro: je remanie complètement les éléments (tous bons ! Mais je peux peut-être ôter une grosse bûche déposée trop tôt et qui écrase tout finalement) pour laisser de l'espace : laisser entrer de l'air ! Je craque une allumette et miracle : ça prend bien !

Pas d'espace étouffe le feu....

Parfois, ça a bien pris...Et ça semble bien flamber, je passe à autre chose, je ne m'en occupe plus...

Et je reviens: le feu est presque éteint : il faut vite déplacer les bûches et remettre du petit bois pour que ça se relance.

Si j'ai vraiment manqué de vigilance, tout est à refaire !

Si j'ai fait les choses à temps, parfois je m'impatiente en pensant "c'est mort !" mais quelques instants plus tard, comme j'avais finalement bien replacé le bois, il s'enflamme soudainement !

Et là, je sais que je dois veiller sur lui, l'alimenter en bois, en air, le remanier de temps à autre pour que toutes les zones se consument harmonieusement...

Parfois je m'agite en voulant "trop bien faire" et remaniant trop le feu, il s'éteint aussi !

Finalement, ça parait simple et évident de faire un feu dans la cheminée, mais c'est tout un art !

Le maniement du Feu est propre à l'Homme et remonte à la Nuit des Temps. Il nous a rendus forts. Et , à l'époque primitive, nous savions combien il était précieux, vital et confortable: donnant du goût aux aliments, nous reliant dans une proximité intime autour de lui le soir, pour se réchauffer en toute quiétude et se détendre joyeusement.

Aujourd'hui nos vies civilisées nous ont fait oublier comment faire un feu et comment l'entretenir.

(Cela demande préparation, patience, persévérance; présence, vigilance, soins; apprentissage- apprentis sage- et savoir faire).

Savoir aimer est tout un art dont les bases simples ont été dévorées par nos sociétés sophistiquées qui s'alimentent de virtuel, impatience et inconséquence.

Nous voulons Tout, tout de suite, comme si ça allait de soi ! (sans même avoir préparé un lieu dans son coeur pour accueillir le feu); ou nous allons trop vite, ou nous abandonnons à la moindre difficulté; parfois nous vaquons à nos occupations, travail et autre, nous brillons par l'absence, oubliant d'alimenter  par des gestes, des mots, la relation d'amour, croyant qu'elle allait durer d'elle-même car elle paraissait très forte ! Ou pris par la passion, nous envahissons l'espace de l'autre qui se sent étouffer et prend la poudre d'escampette pour respirer, nous laissant là, abasourdi d'incompréhension ! (ou animé de sentiments de colère et d'injustice:ça grogne en dedans!)

Rare sont ceux qui savent aimer et faire durer l'amour dans sa plénitude et avec joie  autour de nous.

Peut-être devons-nous réapprendre à aimer, comme apprendre à faire le feu pour qu'il brûle et dure, qu'il soit bien vivant ?

Je te laisse regarder le feu: tu peux te laisser envahir de sa douce chaleur en l'écoutant flamber et peut-être t'enseignera-t-il le secret de l'amour et de la vie...

Marlène Tchang, le 15/12/2016

L'enfant et la plante: l'apprentissage avec plaisir

Lorsque je veux faire pousser une plante, je prépare la Terre; je sème, je continue à nourrir la Terre, l'arroser, et le soleil se joint à ce travail. Lorsque la plante nait et pousse, d'abord je m'extasie avec joie.... Je dois toujours continuer à veiller que la plante reçoive tout ce dont elle a besoin à la base: eau, nutriments de la Terre, soleil, ombre.

Vient alors le temps où j'ai envie de la guider, lui donner forme.
 Si je suis impatient et que je  la taille trop jeune, au mieux j'obtiendrai un Bonzaï, au pire, je peux la meurtrir tellement de mes coups de ciseaux maladroits qu'elle périclite.

Si je lui laisse  le temps de se renforcer et que je la guide plus que ne la taille, le meilleur de la plante je pourrais attendre.

Nos enfants sont peut-être de même:

Parfois, l'adulte, parent, enseignant ou autre , par souci de perfection, blesse l'enfant dans son développement (trop de critiques, système punitif) au lieu de le renforcer par des encouragements et une guidance calme et ajustée progressivement. Cela ne veut pas dire "laisser l'anarchie s'installer". Car, comme pour la plante, ce n'est pas le meilleur qui viendrait.

Guider, c'est agir à bon escient en écoutant la Nature de l'enfant. C'est mettre sa propre bienveillance en avant et amener l'enfant (ou celui qu'on guide) avec douceur et respect vers un mieux pour lui-même (et non pour soi-même!)

Et ce meilleur pour lui-même donnera le meilleur plus tard pour les autres aussi.

Un exemple:

Lorsqu'un enfant apprend ses premières gammes, nous l'encourageons! Si dès le début, nous commençons à critiquer ou donner trop d'informations,("mets tes doigts comme ça", fais des nuances" etc.), l'enfant dégoûté, n'aura plus de plaisir et voudra arrêter la musique.

Amener le plaisir, la joie, la bienveillance dans tous les apprentissages, me parait vraiment plus porteur et efficace.

 Marlène Tchang , le 14.10.2016

 

Humilité

A l'heure où chacun essaie de se faire remarquer, de "sortir du lot", "de se vendre", il parait désuet de prôner l'humilité.

Pourtant, il me semble que les plus grands savants se rendent accessibles et utilisent un langage simple que même les enfants peuvent comprendre. Tel Hubert Reeves.

Pourtant, ceux que j'ai vu le plus sourire sont souvent ceux qui ont traversé les plus grandes souffrances par le passé, sans en parler, sans l'étaler.

Pourtant, les plus Anciens se disent parfois "des grains de sable", alors qu'ils sont poésie de la Vie.

Pourtant, j'ai vu celle qui allait quitter ce monde, remercier sa famille d'être venue lui rendre visite, avec le regard étonné de l'enfant innocent, dans une simplicité bouleversante de grâce et d'humilité, parce que si naturelle et évidente.

J'ai eu la chance de rencontrer ces personnes, de les approcher, d'écouter leurs paroles non feintes, sans clinquant ni esbroufe.

Quels Maîtres autour de nous!

Et je les remercie.

Marlène Tchang le 27.06.2016

 

Vieillir ou pas vieillir ?

Je viens de lire un article sur un chercheur et les télomères pour ralentir le vieillissement. Il voudrait même introduire un gène dans le génome humain pour empêcher le vieillissement des chromosomes de nos cellules...

Belle idée que de bien vieillir ! Pourtant, la fleur passe du bouton à l'épanouissement. C'est là qu'elle donne  à la Nature en nourrissant les insectes et en parfumant l'atmosphère, en rayonnant de sa beauté. Son chemin se poursuit pour donner le fruit et engendrer. Pour cela, elle se fane...Son fruit à son tour nait, grossit, murit , à sa plénitude, il nourrit la Nature...Sa graine se plante un peu plus loin, transportée dans un estomac ou non, pour engendrer la Vie.

Ce cycle semble harmonieux et nécessaire pour l'entretien de la Vie.

Je me demande si cette course au non-vieillissement est une course pour éloigner la mort? Mais la Mort ne laisse-t-elle pas place à la Vie ? N'est-elle pas transformation d'un état? Ne permet-elle pas d'autres générations et d'autres formes d'exister?

le 09.04.2016 Marlène Tchang

Faire descendre la connaissance dans la matière

Nous sommes beaucoup à avoir lu des textes, étudié la philosophie pour mieux être, ou retenu des passages de livres parlant de religion ou de spiritualité.

Chacun d'entre-nous en a gardé quelques parties en lui qui résonnaient plus que d'autres: les "bonnes résolutions" en quelque sorte, ce que nous avons envie de changer en nous ou de mettre en pratique au quotidien.

Pourtant, comme les voeux de début d'année que nous faisons pour évoluer, nous les oublions souvent au cours des mois qui suivent, rattrapés par nos habitudes, notre manque de temps pour nous rappeler ce que nous voulons faire, nous retombons dans les mêmes pièges!

Pourquoi peut-on se demander?

Mémoire courte? Manque de volonté? But trop éloigné du possible à atteindre? Non-savoir faire pour y arriver?

Mais comment m'y prendre pour me débarrasser d'une "mauvaise habitude" et la remplacer par une "bonne" sur du long terme?

1/ Truc en apparence stupide et évident et pourtant primordial: reconnaître "sa mauvaise habitude"!

Par exemple:  Si j'ai l'habitude de râler dans les embouteillages, de m'impatienter au volant, de donner des noms d'oiseaux aux conducteurs qui me dérangent...Je dois prendre conscience que ce comportement me fatigue plus qu'autre chose, ça me crispe, les muscles se contractent et donc je perds de l'énergie! Si quelqu'un est dans la voiture avec moi, d'une certaine manière, je l'éclabousse de ma mauvaise humeur (je ne m'en aperçois pas! Mais lui peut le ressentir et se ratatiner dans un coin du siège en laissant "passer l'orage", ou se mettre à râler aussi!) Belle ambiance dans le véhicule, vu de l'extérieur!

2/ Une fois reconnue, mettre en oeuvre des techniques pour changer:

Dans notre exemple: ok, je m'énerve au volant, je vais respirer profondément quand je serais coincé dans un bouchon, me centrer sur la détente de mes épaules et de ma mâchoire...ça ne changera rien au temps qui passe, mais au lieu d'être perdu, ce temps, je le mets à profit pour un mieux - être pour moi, facile à mettre en application: pas besoin de matériel !

3/ Je mets des Post-it pour me rappeler du nouveau fonctionnement que je mets en place (sur mon ordi, mon miroir...), et je le change de couleur ou d'endroit de temps à autre! Sinon je ne le vois plus et je recommence vite l'ancienne habitude.

Dans notre exemple: un petit rond de couleur sur le rétroviseur peut nous rappeler: je souris ! C'est bon pour moi ! (Et les autres en profitent aussi).

4/ Je me félicite quand j'arrive à mettre en place ce que je désire changer en moi ! Non, ce n'est pas ridicule ou enfantin ! Pourquoi encouragez-vous vos amis et pas vous ? Sommes- nous égaux ? Alors, au lieu de souligner toujours ce qui n'a pas marché, soulignez ce qui a marché pour vous aussi, comme vous le feriez avec un ami !

5/ Si je n'ai pas réussi et suis retombé dans ma vieille habitude? Et bien, je le reconnais, je peux me pardonner et mettre en place peut-être de nouvelles astuces pour atteindre le but que je me suis donné...

Par ex: je me suis énervé parce qu'on "m'a piqué ma place" juste devant moi, alors que je tournais en rond depuis un moment ? Ben oui, je suis humain et faillible... Et la prochaine fois, je peux m'amuser à demander à l'Univers de me réserver une place de parking quand je quitte la maison; je ne sais pas si ça marche, mais ça ne coûte rien d'essayer, en plus de respirer et de me détendre...J'ouvre une porte sur l'espoir au lieu de me fermer l'horizon et de râler avant même de monter dans la voiture!

Ce sont de petites astuces pour aider à mettre en place progressivement nos changements. Je vous invite à être patient, comme un musicien qui fait des exercices tous les jours avant d'y prendre plaisir, et d'être entendu puis écouté avec plaisir !

Nous allons à la même vitesse qu'une fleur qui pousse...Elle sort de terre pour devenir bouton, s'ouvrir , et enfin exhaler son parfum et offir  sa beauté au fil du temps...

Libre à vous d'adapter ces astuces pour des changements peu à peu plus profonds, sans forcer; sinon vous pourriez être tenté d'abandonner et vous perdriez la notion de plaisir à réussir votre évolution, à sentir cette détente qui vous gagne peu à peu !

Marlène Tchang, le 03.04.2016

 

Gratitude ou comment cultiver l'abondance comme on cultive son jardin


Voilà la période de Noël et des cadeaux...

Je vous propose de  faire un cadeau à vous-même et d'en faire à beaucoup d'autres avec une simplicité enfantine et pourtant effective:

Il est reconnu qu'être dans la gratitude est bénéfique pour sa santé.

Rééquilibrer les sensations de manque, de vide, par des sensations de plénitude, c'est possible !

Comment?

En remerciant l'Univers, la Vie, la Nature (ou Dieu) selon nos croyances et ce qui raisonne en nous, pour tout ce que nous avons reçu; en remerciant les personnes qui nous ont aidé avec bienveillance sur notre chemin (pas besoin de leur présence pour cela):

- famille, parents

- amis

- enseignants

- personnel soignant: médecins, infirmière, thérapeutes...

- "sages", guides, personnes dont nous admirons la bonté...

- ceux qui nous ont apporté de la joie ou des moments de bonheur, même le temps d'une étoile filante dans le ciel de l'été

Nous pouvons remercier globalement, ou choisir certaines personnes plus précisément, selon notre envie de l'instant.

Cela nous mettra dans un état d'abondance, de réception, mais aussi nous permettra d'encourager "virtuellement" (énergétiquement aussi) ces personnes afin q'elles puissent continuer à donner.

Ainsi, nous remplirons la hotte de ces pères Noël du quotidien et nous participerons à travers eux à cette abondance.

Peut-être est-ce difficile pour vous?

Vous pouvez aussi remercier:

- untel pour sa patience

- un autre pour ses paroles

- tel autre pour son sourire

- les oiseaux qui chantent !

-etc.

En agissant ainsi, nous devenons les lutins qui se réjouissent, nous nous plaçons dans une énergie de joie et soutenons les "pères Noël".

Ces exercices, nous pouvons les faire maintenant, ou chaque soir, dans les embouteillages ou dans la file d'attente d'un magasin. Nous transformons ainsi ces moments "perdus" en moments positifs, pour nous et pour les autres !

Comme lorsqu'on veut récupérer la forme, on pratique un sport progressivement et régulièrement avant de voir sa silhouette changer, la persévérance et la patience seront nos alliées.

C'est aussi un bon entrainement avant les repas de famille pour éviter les tensions qui existent parfois.

Cela aura un effet sur notre moral (optimisme), notre santé (détente, décrispation), nos relations, et sur ceux que nous auront choisi de "soutenir" (plus de joie, d'énergie pour entreprendre etc.), d'où l'intérêt des remerciements pour ceux qui oeuvrent pour le bien-être de tous, même si vous ne les connaissez pas personnellement.

C'est comme si nous étions des jardiniers et déposions du compost (des "mercis") au pied des arbres qui donnent nos fruits préférés (accueil, écoute, bienveillance, bonté, chaleur humaine, rire...). Nous ne pouvons pas faire que cueillir ! La récolte sera d'autant plus abondante que nous y auront mis du coeur, et qui dit abondance dit partage et générosité facilités.

Je vous invite à faire l'expérience tous ces jours et observer  (comme un scientifique) ce qui se passe en vous et autour de vous, comme s'il s'agissait d'un jeu naïf et génial (gagnant-gagnant) !

Vous pouvez partager ce jeu avec vos enfants pendant ces vacances (sans contrainte, les mercis doivent être légers et joyeux), et noter ce qui change dans la maison.

Une astuce?

Coller un "merci" sur votre frigo, par exemple !

Amusez-vous bien, ou cultivez le jardin secret de votre coeur !

 

Marlène Tchang,le 17.12.2015

 

 

 

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